Le capitalisme à l'allemande, une alternative possible ? Avec Patricia Commun à l'Université Ouverte de Cergy-Pontoise.


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02.03.2017

La réussite commerciale de l’Allemagne qui ne se dément pas, sa capacité d’accueil des réfugiés qui semble sans limites, sa relative paix sociale sont-elles éternelles ?
Dans quelle mesure est-elle portée par un capitalisme différent du "capitalisme anglo-saxon" ou du "capitalisme d’État" à la française ? En quoi l’Allemagne marque-t-elle une rupture dans l’ordre économique ? Assume-t-elle vraiment son rôle de leader économique européen ?
Patricia Commun, professeure d’études germaniques à l’université de Cergy-Pontoise, tente de répondre à ces questions en présentant également la naissance de ce modèle allemand. Elle pose la question de la pérennité de ce dernier dans une Europe en constante recherche de repères.

Naissance d'un nouvel équilibre mondial : lignes de failles et convergences. Avec Caroline Galactéros à l'Association Dialogue Franco-Russe.


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02.02.2017

Caroline Galactéros, Docteur en Science politique, Colonel au sein de la réserve opérationnelle des Armées et directrice du cabinet d'intelligence stratégique Planeting, nous parle de la nouvelle donne des relations internationales en développant les cinq points suivants :
 - le retour de la puissance russe
 - la montée en puissance de l'Asie comme tendance lourde
 - la dynamique suicidaire de l'Europe
 - le rôle amoindri de la France sur la scène internationale
 - l'évolution nécessaire du droit international récent au regard de sa pratique actuelle

Les ordolibéraux. Avec Patricia Commun pour l'ALEPS à Paris.


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29.06.2016

Récente "crise grecque", prospérité qui ne se dément pas outre-Rhin, orientations économiques de Bruxelles : sans cesse l'actualité rappelle l'influence toujours agissante, louée ou critiquée, des ordolibéraux allemands. La conférence de Patricia Commun vient donc à son heure pour faire un point sur le sujet, au-delà des clichés et polémiques habituels.
Patricia Commun ne se contente pas de revenir sur l'histoire intellectuelle et politique de l'Allemagne des années 1930-1960 pour contextualiser l'itinéraire de ces économistes et sociologues antinazis (Walter Eucken, Wilhelm Röpke, le futur Chancelier Ludwig Erhard en particulier) à l'origine de la pensée ordolibérale, elle expose ce que sont les piliers doctrinaux de l' "économie sociale de marché" qui en découle : ancrage dans un ordre (d'où le terme "ordo") juridique du respect des règles assurant la libre concurrence sur fond de liberté des prix et des échanges, de stabilité monétaire, d'équilibre budgétaire et d'une fiscalité modérée. Et souligne ses heureux effets : cogestion pragmatique permettant d'éviter les pièges d'un État-providence, cohésion sociale arrimée à un tissu de PME créatives.
La conférencière montre enfin en quoi ce libéralisme pratique, consensuel et original à l'allemande qui répudie aussi bien le dirigisme et le "constructivisme" que le laissez-faire a profondément renouvelé la pensée libérale classique et refondé son assise épistémologique.

Une conférence organisée par l'Association pour la liberté économique et le progrès social.

Les relations entre l'Union européenne et la Russie. Avec Jacques Sapir à l'Institut d'État des relations internationales de Moscou.


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20.04.2016

La crise ouverte que connaissent les relations entre la Russie et l'Union européenne entre dans sa troisième année. Le récent voyage à Moscou de Jean-Marc Ayrault, le Ministre des Affaires Etrangères de la France, a cependant donné un signal clair que, pour certains pays cette crise n'a maintenant que trop durée. Les propos que M. Ayrault y a tenus sont des éléments importants qui indiquent la volonté de la France de trouver une issue rapide à cette crise. De son côté, la Russie cherche, elle aussi, à sortir de cette crise.
Cette crise, cependant, a largement affectée les représentations de la Russie en France ainsi que dans plusieurs pays européens. Pourtant, on doit noter qu'elle n'est qu'une étape dans une lente dégradation des relations entre la Russie et l'Union européenne. Et, dans cette dégradation, la responsabilité de l'Union européenne est indéniable, même si elle résulte fort souvent des conséquences non-intentionnelles de ses actions. Dans le même temps, les relations économiques entre la Russie et l'Union européenne sont en train de changer.
Ceci met en question la capacité tant pour l'Union européenne que pour la Russie de prendre place dans un monde multipolaire qui est aujourd'hui une réalité, après avoir été pendant longtemps un simple souhait.

La diplomatie française de 2007 à aujourd'hui. Avec Hadrien Desuin pour la Revue Conflits.


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07.2017

Ancien élève de l'École spéciale militaire de St-Cyr, Hadrien Desuin est titulaire d’un master II en relations internationales et stratégie et suis l'actualité de la diplomatie française dans le monde.
Il dresse un bilan sans concession des dix dernières années d'activités du Quai d'Orsay qui auront vu la liquidation définitive du gaullisme et de sa politique d'indépendance sous les gouvernements Sarkozy et Hollande.

Un entretien mené pour Jean-Baptiste Noé.

Ernst Jünger (1895-1998). Avec Julien Hervier, Gilbert Merlio, François Sureau, Danièle Beltran-Vidal et Georges-Arthur Goldschmidt sur France Culture.


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15.02.2014

Ernst Jünger semblait indestructible. Blessé sept fois, combattant en première ligne dans les tranchées allemandes durant quatre longues années, il a survécu à la plupart de ses contemporains, en vivant jusqu'à l'âge de 103 ans. Jusqu'à la fin de sa vie, il demeurera un personnage très controversé en Allemagne, où on lui reproche son idéologie d’extrême-droite.
Car il fut proche du parti Nazi jusqu'en 1933, date de l’arrivée d'Hitler au pouvoir. Insaisissable, il refuse les avances de Goebbles qui veut en faire un député NSDAP. Dans le même temps, il rédige Le Travailleur, un livre aux idées anti-démocratiques. Durant la guerre, il sera au courant du complot contre le Führer sans jamais dénoncer personne.
Qui était donc Ernst Jünger ? Il se définissait comme anarque, c'est-à-dire en retrait. En exil intérieur.

Emission "Une vie, une oeuvre", animée par Matthieu Garrigou-Lagrange.

Le nationalisme économique américain. Avec Christian Harbulot sur Méridien Zéro.


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12.05.2017

Cette émission animée par Jean-Louis Roumégace nous propose un entretien avec Christian Harbulot, directeur de l'Ecole de Guerre Economique (EGE), sur la question du nationalisme économique américain, ce spectre qui hante l’Europe depuis des décennies et que nos dirigeants ignorent pourtant avec une constance étonnante.
Car si le nationalisme économique était considéré encore récemment comme une pensée archaïque en voie de disparition, Donald Trump aux commandes des Etats-Unis a relancé le débat en dénonçant les excès commis par des pays concurrents comme la Chine, le Japon ou l'Allemagne. Le Président des Etats-Unis prône un recours au protectionnisme pour protéger le maintien de l'emploi sur le territoire américain. La remise en cause des traités commerciaux ouvre une nouvelle ère de la mondialisation des échanges. La guerre économique n'est donc plus à exclure dans les confrontations économiques du XXIe siècle.
Afin de mieux cerner ce renversement de situation, Christian Harbulot retrace pour nous le cheminement de la pratique du nationalisme économique dans l'Histoire de la nation américaine. Il apparaît clairement que le libéralisme est d'abord un discours et non une ligne de conduite permanente qui différencie les partisans du libre-échange des souverainistes de tout bord. Les pouvoirs exécutifs qui se sont succédés à la Mainson Blanche ont eu comme priorité absolue de bâtir une économie en adéquation avec leur recherche de puissance sur la scène internationale.
Cette approche est une véritable grille de lecture des décisions politiques prises par les Etats-Unis dans l'optique d'un accroissement de leur puissance par le biais économique.

Ernst Jünger, le regard absolu. Avec Julien Hervier, Frédéric Musso, Christian Charrière et Banine sur France Culture.


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1993

C'était un homme indestructible : blessé sept fois, combattant en première ligne dans les tranchées allemandes durant quatre longues années, il a survécu à la plupart de ses contemporains, en vivant jusqu’à l’âge de 103 ans. Jusquàà la fin de sa vie, il demeurera un personnage très controversé en Allemagne, où on lui reprochait son idéologie d’extrême-droite.
Car il fut proche du parti Nazi jusqu'en 1933, date de l'arrivée d’Hitler au pouvoir. Insaisissable, il refuse les avances de Goebbles qui veut en faire un député NSDAP. Dans le même temps, il rédige Le Travailleur, un livre aux idées anti-démocratiques. Durant la guerre, il sera au courant du complot contre le Führer sans jamais dénoncer personne.
Qui était donc Ernst Jünger ? Il se définissait comme anarque, c’est-à-dire en retrait. En exil intérieur.

Emission "Une vie, une oeuvre", animée par Philippe Barthelet.