Les aventures du sujet moderne : société marchande et narcissisme. Séminaire d'Anselm Jappe à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales.


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2014

La société contemporaine apparaît dominée par ce que Marx a appelé le "fétichisme de la marchandise".
Mais on y observe aussi une montée du narcissisme au sens de Freud : les individus ne connaissent qu’eux-mêmes et nient la réalité extérieure.
Y-a-t-il un lien entre ces deux phénomènes ? Le narcissisme est-il le côté subjectif du fétichisme ? On y trouve toujours le vide, la négation du monde extérieur dans sa multiplicité, la reductio ad unum.
On propose ici un retour sur la naissance historique du sujet moderne dans son opposition au monde et sur le rôle du "travail abstrait" qui se représente dans la valeur marchande, ainsi que sur la dimension anthropologique et psychanalytique du problème - jusqu’aux formes extrêmes de narcissisme que sont la destructivité et la violence aveugle.

Remarque : les cours n°01, 03 et 20 n'ont pas été enregistrés.

Capitalisme, Désir et Servitude. Marx et Spinoza. Avec Frédéric Lordon à Arrêt sur Image.


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2011

Compléter le structuralisme marxien, qui a presque tout dit des structures sociales de la forme capitaliste du patronat et de l'enrôlement salarial, avec l'anthropologie spinoziste de la puissance et des passions offre l'occasion de reprendre à nouveaux frais les notions d'aliénation, d'exploitation et de domination que le capitalisme voudrait dissoudre dans les consentements du salariat joyeux.

À partir de Marx. Avec Francis Cousin à Nancy.


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21.06.2014

Pour une compréhension radicale de la crise du capital et pour l’abolition révolutionnaire de l’économie et de la politique, Francis Cousin rappelle le philosophe Karl Marx à la rescousse !
C'est à une lecture radicale de cet auteur - et donc anti-marxiste - que nous sommes conviés, dans une démarche réellement révolutionnaire.
Un éclairage bienvenue que nous invite à combattre de front les aliénations que sont la marchandise, le salariat, l'état et l'argent, produits du développement capitaliste.

Il est libre, Marx ! Avec Aymeric Monville sur France Culture.


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26.09.2012

L'émission est consacrée à une réflexion à l’envers anthropologique de la liberté, l’aliénation, telle qu’elle est décrite et joue un rôle décisif dans les écrits de Karl Marx.
Mais est-elle réellement le contraire de la liberté ? Au sens propre, l’aliénation ne désigne pas un fait, mais un état, un processus d’incorporation d’un corps étranger.
Or l’objectivation de soi n’est pas forcément mortifère. Pour pouvoir dire : "je suis, j’existe", nous devons nous considérer nous mêmes comme objet de pensée, à propos duquel nous pouvons affirmer quelque chose.
Mais une chose est de se considérer soi-même comme objet, comme condition de possibilité de la pensée, une autre est d’être réduit à l’état d’objet par une instance extérieure.
Et c’est à partir de cette ambivalence du thème de l’aliénation que Karl Marx en a produit un concept, des Manuscrits de 1844 au magistral Capital.

Emission "Les Nouveaux chemins de la connaissance", animée par Adèle Van Reeth.

La trahison de la technologie, par Jacques Ellul.


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1992

Jacques Ellul, par son travail de sociologue marxiste hétérodoxe et de théologien protestant, a démontré que la technique constitue un système qui nous impose un certain nombre de règles aliénantes.
Il est aujourd'hui, aux États-Unis notamment -où il est mieux connu que dans son propre pays, la France- Ellul est au centre du débat et de la réflexion sur la technique.
Portrait d'un penseur atypique, par Jan van Boeckel.

L'aliénation, concept majeur du Capital. Avec Lucien Sève au séminaire "Marx au XXIème siècle".


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13.10.2012

Le concept d'aliénation, bien qu'absent du Capital, est-il central ou superflu dans l'oeuvre de Marx ?

La pensée de Michéa. Par Pierre Le Vigan chez les Non-Alignés à Nice.


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05.2013

Il faut ne pas se laisser enfermer dans la gauche, soit l'idéologie du progrès, si on veut penser le dépassement le capitalisme.

Pour une épistémologie du capitalisme. Autour de l'ouvrage "Capitalisme, désir et servitude". Avec Frédéric Lordon au séminaire Sophiapol.


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15.02.2011

Comment un certain désir s'y prend-il pour impliquer des puissances tierces dans ses entreprises ? C'est le problème de ce qu'on appellera en toute généralité le patronat, conçu comme un rapport social d'enrôlement. Marx a presque tout dit des structures sociales de la forme capitaliste du patronat et de l'enrôlement salarial. Moins de la diversité des régimes d'affects qui pouvaient s'y couler. Car le capital a fait du chemin depuis les affects tristes de la coercition brute. Et le voilà maintenant qui voudrait des salariés contents, c'est-à-dire qui désireraient conformément à son désir à lui. Pour mieux convertir en travail la force de travail il s'en prend donc désormais aux désirs et aux affects. L'enrôlement des puissances salariales entre dans un nouveau régime et le capitalisme expérimente un nouvel art de faire marcher les salariés. Compléter le structuralisme marxien des rapports par une anthropologie spinoziste de la puissance et des passions offre alors l'occasion de reprendre à nouveaux frais les notions d'aliénation, d'exploitation et de domination que le capitalisme voudrait dissoudre dans les consentements du salariat joyeux. Et peut-être de prendre une autre perspective sur la possibilité de son dépassement.