Hindenburg, l'homme qui a conduit Hitler au pouvoir. Avec Jean-Paul Bled sur Radio Courtoisie.


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10.11.2020

Hindenburg (1847-1934), président de la République de Weimar pendant dix ans, porte la responsabilité d'avoir appelé Hitler au pouvoir. Mais loin d'être une erreur de vieillesse, cette décision est dans le droit-fil de toutes ses positions antérieures. Elevé dans le culte de la grandeur et de la toute-puissance de l'Allemagne, il n'a jamais répugné à tomber dans l'excès voire l'extrémisme.
Couvert de gloire (largement usurpée) au début de la Grande Guerre alors même qu'il était déjà à la retraite, Hindenburg a ensuite constamment abusé de son image pour exercer le commandement suprême et surtout s'immiscer dans les affaires politiques, quitte à desservir les institutions et les personnes qu'il révérait pourtant le plus, rompant avec ses amis les plus proches et plaçant l'empereur Guillaume II lui-même dans des impasses. Pur produit de la caste des Junkers, il intrigue pour pousser les chefs militaires et politiques à la démission. Il impose la guerre sous-marine à outrance et refuse toute paix de compromis. Hindenburg a pris une large part aux malheurs de l'Allemagne et a été, après la guerre, le grand champion de la fiction du "coup de poignard dans le dos", l'argument massue des nazis pour fanatiser les foules allemandes.
Le grand spécialiste des mondes germaniques qu'est Jean-Paul Bled revient en détails sur la trajectoire de cet homme largement néfaste.

Émission des "mardis de la mémoire", animée par Anne Collin et Dominique Paoli.

La Grande Guerre. Avec Dominique Venner et André Bach sur Radio Courtoisie.


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12.11.2009

C'est en revenant sur la publication récente des Carnets de guerre d'un hussard noir de la République de Marc Delfaud que le général André Bach et l'historien Dominique Venner reviennent en détails sur le déroulement de la Première Guerre mondiale, notamment du point de vue des soldats eux-mêmes.
L'occasion également de revenir sur certaines idées reçuse concernant le premier conflit mondial, en particulier la question de la justice militaire et des "fusillés pour l'exemple".

Émission du "Libre Journal des historiens", animée par Philippe Conrad.

La guerre de Succession d'Espagne. Avec Clément Oury sur Radio Courtoisie.


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08.04.2020

Le 1er novembre 1700 s'éteint le roi Charles II d'Espagne, souverain d'un empire sur lequel le soleil ne se couche jamais. A la surprise générale, il désigne comme héritier le jeune Philippe, duc d'Anjou, petit-fils du Roi-Soleil. Cette décision arrime le royaume d'Espagne, immense mais à bout de souffle, à celui de France, première puissance du continent. Pour les autres Etats d'Europe, cette alliance est inacceptable. Le conflit qui s'ensuit représente la plus longue et la plus difficile épreuve du règne de Louis XIV.
La guerre de Succession d'Espagne oppose, de 1701 à 1714, les deux rois de la Maison de Bourbon à une vaste coalition dirigée par l'Angleterre, la Hollande et l'Empereur. La France dispose alors de la plus forte armée d'Europe, invaincue depuis plus d'un demi-siècle, et d'une direction stratégique unifiée. Elle va pourtant subir une série de désastres sans précédent face aux troupes alliées commandées par le duc de Marlborough et le prince Eugène de Savoie. La ceinture de fer érigée par Vauban est entamée, les frontières du royaume occupées.
C'est à l'étude de cette catastrophe que se consacre Clément Oury. Dans la lignée d'une histoire militaire renouvelée, il étudie la conduite des opérations depuis Versailles ou La Haye, dans les cabinets des ministres ou sur le champ de bataille. Il s'intéresse au quotidien du soldat comme à son expérience du combat ; aux souffrances des populations dans les zones de conflit ; aux réactions des opinions publiques qui, sidérées ou enthousiastes, voient s'effondrer l'image d'un Roi-Soleil invincible et menaçant. Il analyse enfin les ressorts de la résilience du royaume.
Alors que le désastre parait consommé, les dissensions entre Alliés permettent d'obtenir une paix de compromis. Celle-ci bouleverse l'agencement des pouvoirs en Europe, avec l'affirmation de la Grande-Bretagne et de la Maison d'Autriche. On ne craint plus que le royaume de Louis XIV ne prétende à l'hégémonie. Des décombres du conflit s'impose un principe diplomatique nouveau : l'équilibre des puissances.

Émission du "Libre Journal des débats", animée par Charles de Meyer.

La Guerre : la penser et la faire. Avec Benoist Bihan pour la Nouvelle Action Royaliste.


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16.12.2020

Les études que Benoist Bihan, historien militaire et chercheur en études stratégiques, a rassemblées dans un ouvrage récemment publié (La guerre, la penser & la faire, Editions Jean-Cyrille Godefroy, 2020) permettent de comprendre des concepts et des opérations qui sont aujourd'hui noyées dans le discours officiel.
À l'aide de nombreuses références historiques et par la critique des récentes expéditions militaires en Irak, en Libye…, Benoist Bihan montre comment penser à nouveau le processus stratégique qui est, ou qui devrait être, toujours lié au projet politique de la nation.

L'affaire Epstein et le carnet noir. Avec Pierre Jovanovic et Pierre-Yves Rougeyron pour le Cercle Aristote.


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12.2020

C'est peut-être l'affaire -sordide- la plus explosive de ces dernière décennies, qui met à nu l'oligarchie occidentale, son mode de fonctionnement et sa dégénérescence.
Le journaliste Pierre Jovanovic et le politiste Pierre-Yves Rougeyron reviennent longuement sur la vie détraquée du milliardaire Jeffrey Epstein, confident de Bill Clinton, qui a piégé, pendant 20 ans, pour le compte des services israéliens, des milliers de députés, sénateurs, hommes d'affaires, journalistes, stars de cinéma, scientifiques de renom, recteurs et doyens d'universités, premiers ministres, princes et princesses, et même des présidents avec son réseau de prostitution de jeunes filles. De son ascension en tant que professeur de mathématiques en passant par une carrière ratée à Wall Street, on le suit jusqu'à sa gloire et sa déchéance, en passant par sa rencontre capitale avec Ghilaine Maxwell, la fille d'un autre très grand espion du Mossad, Robert Maxwell qui avait acheté les médias britanniques pour le compte d'Israël.
Alors qu'il se prétendait millionnaire grâce à Wall Street, en réalité Epstein s'était transformé en proxénète spécialisé pour les seuls ultra-riches et tout-puissants qui n'exigent qu'une seule chose: la discrétion la plus totale. Il invitait tout ce qui était célèbre dans ses différentes luxueuses propriétés, îles privées ou encore à Paris, où toutes les chambres étaient sonorisées et équipées de caméras très discrètes. En leur fournissant régulièrement des gamines, Epstein avait monté le plus grand réseau international de pédophiles, au point que son avion a été surnommé par les contrôleurs aériens le "Lolita Express", avion que prenaient régulièrement Bill Gates comme Bill Clinton. Il vendait ensuite les vidéos aux services...
Arrêté par la police américaine une seconde fois pour "trafic de mineures" il a été retrouvé mort dans des conditions spectaculaires en août 2019 dans sa cellule du Metropolitan Correctional Center de New York. Un suicide qui a arrangé toutes les célébrités dont les noms se trouvent dans son fameux "Carnet Noir".
Un échange permettant au public français de prendre connaissance d'un grand nombre de révélations sur les activités d'Epstein, de sa "Madame" Ghislaine Maxwell et sur la manière dont cette affaire révèle non seulement les graves dysfonctionnement des "élites" occidentales, mais également la faillite des services secrets des démocraties libérales.

Freund, le conflit au coeur du politique. Avec Emma Limane pour le Cercle Philosophique d'Ainay.


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14.01.2019

L'intervention porte sur la pensée de Julien Freund, théoricien de la science politique, disciple de Carl Schmitt, et plus précisément sur ce qu'il appelle "l'essence du politique". Nous nous demandons plus particulièrement ce que signifie le troisième grand présupposé du politique, à savoir la distinction Ami/Ennemi.
En effet, qu'est-ce qu'une communauté politique, sinon l'affirmation d'un "nous" face à des "autres" ? Cette distinction, si elle est essentielle au politique, constitue-t-elle une dialectique inébranlable, nous condamnant à envisager la politique comme le lieu d'un conflit sempiternel entre les communautés ? Et que vaut cette distinction aujourd'hui dans un contexte international qui prétend unir les hommes au profit d'une paix universelle ?

Japon, automne 1945 : le démontage d'un empire. Avec Pierre-François Souyri aux Rendez-vous de l'histoire de Blois.


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10.10.2015

15 août 1945 : l'empire colonial japonais s'effondre. Rapatriement dans des conditions épouvantables de milions de civils et de militaires, effondrement de l'idéologie impériale nationaliste, début de la décolonisation.
S'ouvre une nouvelle page de l'histoire du XXe siècle que nous raconte l'historien Pierre-François Souyri.

1940, l'année du désastre. Avec Philippe Conrad sur Radio Courtoisie.


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2020

En 1940, l'historien Marc Bloch analysait à chaud la bataille de France comme une "étrange défaite". Comment en effet, après des mois de "drôle de guerre", brutalement interrompue par l'offensive allemande du 10 mai 1940, la France avait-elle subi une si rapide, si totale débâcle en un mois seulement face aux armées de Hitler ?
Philippe Conrad retrace la débacle politique et militaire de l'année 1940 et décrypte les causes d'un désastre annoncé, de l'impréparation et des erreurs du commandement à la supériorité militaire allemande, en passant par le rôle ambigu joué par les alliés de la France.
Une intervention nécessaire pour tout comprendre d'un événement central du XXe siècle.

Émission du "Libre Journal des historiens", animée par Philippe Conrad.